Taiwan sous le soleil de Formose

Pour la plupart d’entre nous Taiwan représente seulement un lieu de production à  la localisation incertaine, comme une vaste zone industrielle où poussent d’un côté les appareils hi-tech et de l’autre les cadres de vélo au point que je me suis parfois demandé si le nom de la capitale n’est pas « made in » .

Pourtant jusqu’en 1949, Taiwan portait le nom de « Formose » (la belle) que lui avaient donné les colons portugais ce qui révèle une réalité plus contrastée.
En fait Taiwan/Formose est une île tropicale et montagneuse où l’essentiel de la population et de l’activité se concentre sur une étroite plaine côtière qui court du nord au sud. Formose est l’île des pêcheurs de corail, ce qui donne à imaginer la richesse de ses fonds, mais elle est aussi une montagne dans la mer où l’on peut pratiquer un tourisme écologique dans des fermes aux toits d’ardoise et de lauze, qui ne sont pas sans rappeler nos Cévennes. L’activité volcanique a popularisé les bains chauds en plein air qui restent un loisir de choix pour les citoyens.

En ville, les boutiques de luxe que l’on trouve dans toutes les capitales du monde n’ont pas chassé les restaurants traditionnels où l’on déguste le soir une multitude de plats servis dans de minuscules ramequins permettant de goûter à tout, et le midi des nouilles préparées sur place et tellement populaires qu’obtenir une table pour dix minutes demande un savoir faire d’initié.
Les invasions, occupations et colonisations successives ont  brassé les peuples et les cultures et ce n’est sans doute pas un hasard s’il n’est pas rare de croiser de jeunes Taïwanais ayant étudié le Français ou même ayant séjourné en France.
Et si Taïwan était aussi «une terre de Métissage où les cultures se mêlent » ?

En tout cas les valeurs de Terre d’oc y résonnent en phase des préoccupations actuelles.Plusieurs magazines et plusieurs chaines de magasins sont consacrées à l’écologie et à l’art de vivre « bio ». Malgré la puissance de sa production industrielle, Taiwan ne tourne pas le dos à ses productions traditionnelles et son Thé Oolong est sans doute l’un des plus réputés du monde.
Les villes conservent cette dimension de contraste au point que l’on peut acheter des graines de Bétel au pied des boutiques de luxe et ou les chalutiers dont on s’attend à tout moment à voir descendre Tintin, se reflètent dans les parois vitrées des gratte ciels.

Parmi ces Taïwanais à la fois Francophiles et francophones, citons Victor et Anna Hsu les distributeurs officiels de Terre d’Oc à Taiwan. Pris de passion pour la Provence et le bio, Victor est venu à notre rencontre à Hong Kong et s’est depuis donné pour mission  de faire connaitre la marque non seulement au travers de ses produits, mais au travers de ses valeurs.

C’est ainsi qu’en quelques mois trois boutiques ont vu le jour, toutes hébergées dans les centres commerciaux  les plus innovants et en partenariat avec une chaine de librairies, de celles où l’on aimerait se perdre en passant d’un livre sur l’architecture des micro espaces à un ouvrage qui répertorie les tissus traditionnels de Taiwan.

Mais comment communiquer nos valeurs et par où commencer ?
Victor nous a convaincu de mettre l’accent sur l’engagement de Terre d’Oc dans le commerce équitable, ce que nous avons fait lors de nombreuses rencontres avec la presse, et les leaders d’opinion.

Puis, lors du lancement de la troisième boutique, en invitant une personnalité locale du commerce équitable à faire une conférence sur la philosophie de cette démarche. On peut s’étonner de voir l’un des « quatre dragons de l’Asie » s’ouvrir sur une autre logique que la stricte économie et la productivité et pourtant… seule une mer étroite sépare Taïwan des inépuisables sources de main d’œuvre de la Chine continentale et Taiwan sait désormais qu’un avantage concurrentiel est, par définition, éphémère.

Chaque mois apporte sa moisson de nouveaux événements : partenariat avec un Spa situé dans un hôtel reconnu comme « le lieu de l’art de vivre  à Taiwan »…. Dernière en date, une superbe exposition  de photos centrée sur « les femmes qui sont le commerce équitable de Terre d’Oc ». (voir catégorie actualité)
Au-delà des succès commerciaux, indispensables à une démarche de progrès, nous rendre compte qu’au-delà des distances des langues et des cultures notre engagement et notre lumière intérieure peuvent séduire et convaincre, c est notre plus belle récompense.

Vincent vinas
En tant que spécialiste de l’export Vincent Vinas est depuis de nombreuses années en contact avec diverses cultures. Il accompagne  le développement  international
de Terre d’Oc.

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