L’éventail

Trouvé dans un merveilleux livre sur les  métiers artisanaux du Vietnam  « à la découvertes des villages de métiers au Vietnam » de Sylvette Fanchette et Nicolas Stedman, une jolie histoire sur l’éventail à propos d’une ancienne tradition inspirée de la numérologie vietnamienne… 

« Selon la tradition, l’achat d’un éventail doit être un multiple de quatre ; il peut à rigueur, y avoir une ou deux branches de plus, mais jamais trois. L’acheteur superstitieux, avant de faire l’emplette d’un éventail, en dénombre les  branches en prononçant dans l’ordre les mots suivants ngudti (homme, autrui), ta (moi), ma (esprits malfaisants), but (buddha) ; il ne faut pas que le décompte s’arrête sur l’évocation des esprits malfaisants »

Et aussi un magnifique poème voluptueux de Hồ Xuân Hương célèbre poétesse vietnamienne du XIXᵉ siècle.

L’éventail
Est-ce dix sept ou dix huit?
Laisse moi te chérir et ne pas te quitter
Fin ou épais se déploie ton triangle
Au large ou à l’étroit se fiche la rivure
Plus il fait chaud, plus douce est ta fraîcheur
La nuit ne suffit plus, je t’aime encore le jour
Rose comme la joue grâce au suc du kaki
Rois et seigneurs n’adorent rien que toi

*17 ou 18 faisant référence soit au nombre de branches de l’éventail soit à l’âge de la jeune fille

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s