L’éventail

Trouvé dans un merveilleux livre sur les  métiers artisanaux du Vietnam  « à la découvertes des villages de métiers au Vietnam » de Sylvette Fanchette et Nicolas Stedman, une jolie histoire sur l’éventail à propos d’une ancienne tradition inspirée de la numérologie vietnamienne… 

« Selon la tradition, l’achat d’un éventail doit être un multiple de quatre ; il peut à rigueur, y avoir une ou deux branches de plus, mais jamais trois. L’acheteur superstitieux, avant de faire l’emplette d’un éventail, en dénombre les  branches en prononçant dans l’ordre les mots suivants ngudti (homme, autrui), ta (moi), ma (esprits malfaisants), but (buddha) ; il ne faut pas que le décompte s’arrête sur l’évocation des esprits malfaisants »

Et aussi un magnifique poème voluptueux de Hồ Xuân Hương célèbre poétesse vietnamienne du XIXᵉ siècle.

L’éventail
Est-ce dix sept ou dix huit?
Laisse moi te chérir et ne pas te quitter
Fin ou épais se déploie ton triangle
Au large ou à l’étroit se fiche la rivure
Plus il fait chaud, plus douce est ta fraîcheur
La nuit ne suffit plus, je t’aime encore le jour
Rose comme la joue grâce au suc du kaki
Rois et seigneurs n’adorent rien que toi

*17 ou 18 faisant référence soit au nombre de branches de l’éventail soit à l’âge de la jeune fille

Le khôl des femmes du monde

En Afrique et en Inde les femmes utilisent le khôl pour magnifier leurs yeux tout en les protégeant de la poussière et du climat sec.
Les hommes et les femmes du désert l’utilisent toujours pour se protéger des réfractions de la lumière émises par le sable. Certaines mères l’appliquent aux nouveaux-nés pour ses vertus apaisantes et cicatrisantes ou encore pour chasser les mauvais esprits (Himalaya).

Au Maroc, on fabrique le khol traditionnel en broyant du sulfure d’antimoine, un minéral noir ou gris extrait des roches montagneuses de l’Atlas. Les marocaines maîtrisent à la perfection la technique d’application du khôl : il faut utiliser un fin bâtonnet de bois lisse, le «merwad» et le tremper dans flacon de khôl  et ensuite le faire le glisser lentement entre les paupières closes au ras des cils. Le colorant se dépose dessus et en dessous la paupière pour donner un regard envoutant !

Inspiré des secrets de beauté des femmes africaines et indiennes Terre d’Oc a imaginé des khôls solides à la mine grasse et douce pour intensifier le regard, ils sont fabriqués en Provence à partir de cires de riz, d’huile d’amande douce apaisante et de grenade anti-oxydante. Leur mine glissante est formulée à partir de colorants végétaux et minéraux aux teintes intenses et denses, elle permet un  maquillage soin facile d’une grande douceur et d’un grand confort.

Formules certifiées cosmétique biologique par écocert / Sans parfum

Liste des 6 teintes de khôls  
en vente chez terre d’oc 38 rue des Abbesses 750018 PARIS 
terre d’oc – zone artisanale 04180 Villeneuve  
et dans toutes les boutiques Nature et découvertes.

701 Prune Kerala / 702 Marron Sikkim / 703 Gris Orissa / 704 Bleu Assam /705 Noir Bengale / 706 Lagon Oman.

Photos: Manon Barbotte et François Goudier 

L’Aleurite, la fleur de Taiwan

Je suis allée deux fois à Taiwan l’année dernière pour le lancement de la marque.
J’adore cette ile, les gens sont souriants, généreux, la cuisine délicieuse, Taipei offre une ambiance pleine de charme avec ses temples, ses gratte ciels, ses marchés, ses petites échoppes ambulantes.

Je n’avais jamais entendu parler des aleurites avant d’arriver à Taiwan. L’aleurite est un arbre exploité autrefois pour son huile, laquelle entrait dans la composition des peintures. A Meinong, l’huile était appliquée sur les ombrelles en papier pour les imperméabiliser. Son bois utilisé par les ébénistes et les menuisiers pour la fabrication des sabots et des allumettes. Lorsque les fleurs commencent à tomber par terre, on appelle cela la neige de mai !!!

A Taiwan c’est la fête des fleurs toute l’année. Les cerisiers du Japon fleurissent au moment du nouvel an lunaire, les aleurites à la fin du printemps, les fleurs de lotus s’épanouissent l’été, les chrysanthèmes en automne, les pruniers en hiver !

Terre d’Oc s’engage

Apparue il y a 40 ans, l’Agriculture Biologique s’opposait à la logique d’agriculture intensive en se souciant de l’environnement, de l’équité dans les relations et en intégrant la notion de durabilité.

Elle est sortie de la confidentialité, a connu une forte croissance ces dernières années et n’échappe aujourd’hui pas au phénomène de mondialisation (virtualisation des échanges, déconnexion entre la valeur des matières premières et leur prix réel, spéculation croissante…).
Les filières biologiques sont ainsi confrontées à de nouveaux enjeux : les producteurs peuvent rencontrer des difficultés à valoriser leur production sur un marché concurrentiel et instable et les entreprises de l’aval qui mettent en place des filières basées sur des relations durables ont du mal à supporter les différentiels de prix liés à la distorsion de concurrence.

Face à la disparition alarmante d’un grand nombre d’exploitations agricoles, Bio Partenaire propose une démarche universelle visant la juste rémunération d’une production de qualité pour maintenir les producteurs dans leur activité et assurer un développement économique durable des exploitations et des entreprises.
Cette démarche se base sur l’agriculture biologique (pour assurer la pérennité des systèmes de production et la santé des hommes), sur une contractualisation sur le long terme et sur l’engagement partenarial permanent de PME dans leurs filières d’approvisionnement au Nord comme au Sud. Elle est formalisée via les marques collectives BIO SOLIDAIRE et BIO EQUITABLE.

Terre d’Oc est engagée auprès de BIOPARTENAIRE depuis 4 ans.

Le site de l’association
www.biopartenaire.com

Prise de conscience

Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l’oppression un nom,
et les mécanismes à l’œuvre sont saisis dans leur application concrète.
Une véritable prise de conscience, un essai à lire d’une traite….



Destruction massive
Géopolitique de la faim
Jean Ziegler

Editeur : le seuil

«Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que
des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.

Et pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture mondiale d’aujourd’hui serait
en mesure de nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?

En prenant d’abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l’ONU, ouvre le livre. Il s’agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l’échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d’identifier les ennemis du droit à l’alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.

Mais l’espoir est là, qui s’incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l’alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.

Au nom de la justice et de la dignité de l’Homme.

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Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde.»

Extrait tiré de http://www.seuil.com