Le sport en équipe, quel plaisir !

5h50, j’ai l’impression que l’alarme de ma montre résonne dans la chambre comme un clairon. Dimanche 1er juillet, rien ne presse, je devrais rester au lit, buller sous la couette…mais non, au lieu de ça, je saute du lit direction la douche, une épreuve sportive nous attend.

Retour 1 mois plus tôt : l’équipe de course à pieds tire des plans sur la comète :
Après la petite déception de notre projet ajourné de Triathlon de Manosque par équipe de 3 parce que pas assez prêtes pour affronter les 43km de vélo et les 1500m de natation avec Françoise, Aude me propose un Vttrail, par équipe de deux, l’une  affronte le VTT l’autre la course.
– « un VTTrail ça te dit pour remplacer le triathlon, à St Michel l’Observatoire
, c’est pas loin et l’ambiance est super sympa avec un repas champêtre après la course sur la place du village.. »
– Ouais, pourquoi pas, c’est quoi la distance ?
environ 2 x 6 km en course et environ 2 x 10 bornes en VTT, tu fais la course et moi le VTT….. je me renseigne et on en reparle ! »

En fait  ma décision était prise, déjà séduite par l’idée de faire une course à deux pour la première fois, le résultat commun dépendant de notre effort individuel, l’envie de se dépasser un peu plus, cette fois pour l’équipe, ne pas être déçue, ne pas décevoir l’autre… sous les couleurs de Terre d’Oc.

1er juillet 2012 :
Après un petit déj, la boule au ventre comme à chaque course, rendez-vous est donné au bord de la nationale à 6h45, le départ de la course est à 8h, Aude me prend  au passage avec Fred son mari qui va aussi faire équipe avec un VTTiste.

5.2km de course pour moi, puis Aude fera un petit 10km de VTT puis je ferai 6.2km de course et finalement Aude clôturera l’épreuve avec 10km de VTT à nouveau.

L’inscription et l’éternel échauffement pour ne pas me blesser (hum, c’est pour les pros ça !), pour se rassurer sur mon état de forme surtout…Aude regonfle ses pneus, pas besoin de gonflette au moral, c’est au beau fixe, Fred a briqué le VTT la veille, on a enfilé nos maillots de l’équipe, les gestes s’enchainent comme un rituel.

Cette fois, je ne connais pas le parcours donc pas d’anticipation, de stratégie de course, au feeling aujourd’hui, pas la pression de faire mieux que l’édition précédente.
Ligne de départ sous le soleil de la Provence mais quelques gouttes menacent, le temps est un peu orageux, pas chaud pour l’instant, bref les conditions sont bonnes pour la course, je sautille, je ne tiens pas en place.

Ca y est c’est parti, je pars comme une fusée, les 300 premiers mètres c’est « chaud », virages étroits, tout terrain dans un champ dans les ornières de roues de tracteur et première chute devant moi. Fred me double, je réalise que je suis vraiment partie vite si Fred était derrière moi…

La première boucle nous emmène dans les champs, les chemins carrossables et du dénivelé tout de même, un passage en sous bois avec une deuxième chute devant moi, mais pas de mal, alors je continue et là je me régale, ma petite taille m’avantage sous les arbres aux branches basses, j’ai l’impression de slalomer entre des jalons de ski, instant de plaisir à la clé.
Mais ça ne dure pas, après le sous-bois, chemin semé de dalles en pierre, de marches, de cailloux, pour déboucher au pied du moulin de St Michel. Pas vraiment le temps d’admirer l’architecture,  je longe le bord du talus sur les hauteurs et soudain descente sur un petit sentier très pentu, je m’agrippe à la végétation, je ne veux pas marcher, sauts de cabris et mauvais choix, j’ai mis la main sur des épines, j’ai la main en sang mais tant pis, pas de temps à perdre, on m’a annoncé 2 minutes plus tôt que je suis la première féminine. Il doit rester 2 km à peu près. Je rejoins un jeune concurrent sur  une petite route goudronnée et on descend… l’arrivée est en haut du village, on va devoir remonter !

Ca y est cette fois ça grimpe, un bon coup de grimpette, un coup d’œil derrière et j’aperçois le maillot rose de la deuxième environ 50m derrière moi. Je me dis « Manue, accroche-toi, tu ne dois pas lâcher, Aude t’attend là-haut, tu dois rester 1ère . »

La côte parait interminable, j’entends la voix de l’animateur qui résonne depuis la sono…, l’annonce est faite « arrivée du dossard 41, 1ère féminine et Aude qui me crie « Allez Manue, allez Manue. »

Je serre les dents, et je tape dans sa main, même plus la force de la regarder partir, je récupère, les mains sur les genoux, j’ai forcé mais j’ai plus d’une demi-heure devant moi pour récupérer avant de repartir.

C’est le ballet  sur l’aire des relais, j’ai chaud je vais me mouiller la tête, le visage et je vais au ravito, des abricots secs et de l’eau, de l’eau…Je rejoins le départ et j’attends à l’ombre, discussion avec les compagnons de course qui ont trouvé la boucle un peu technique et surtout un peu violente. Au bout de 45 minutes environ   arrive Aude, elle n’est pas la première féminine mais on a devant nous beaucoup d’équipes masculines et mixtes. Elle force sur les derniers mètres de côte et me donne le relais.

Je repars, j’ai l’impression d’être au ralentis, un diesel qui a besoin de chauffer, je me fais rapidement doubler par deux concurrents, et me dis « Manue reprend –toi !  Accélère !». Sur un sentier en balcon,  ligne droite, petit moment de solitude, plus personne devant et derrière. Encore 2 ou 3 minutes de course et j’aperçois enfin une concurrente devant moi, ça me remotive, j’accélère un peu, la double, puis une autre féminine, un junior aussi, le terrain est varié mais moins de dénivelé qu’au premier tour, heureusement car il y a  6.2km. Je rattrape un groupe de 3 coureurs dont l’un tombe devant moi, nous sommes dans un champ tondu pour l’occasion, bourré de trous. Je le double et me dit qu’il doit rester un bon kilomètre à parcourir, Aude m’attend, j’accélère encore, je peux forcer la fin approche ! Encore une petite montée et l’arrivée et au bout de la rue, le relais est donné et je lui lance  «  Aude arrache-toi ! ».

L’attente est longue, les premières équipes finissent en 1h43, 1h47, toutes des équipes masculines, la première femme VTTiste arrive à très vive allure, elle est facile comme on dit  dans le jargon des coureurs, j’ai du temps devant moi avant l’arrivée de ma coéquipière. 45 minutes plus tard, je guette la ligne droite quand soudain j’aperçois le maillot vert de l’équipe, le speaker annonce l’arrivée d’une « martienne » à St Michel l’Observatoire, pour une cité d’astronomie…

Je cours sur l’aire de relais, elle s’arrête près de moi, et on se dit « on l’a fait ! » on s’enlace, se congratule et on discute de la course pendant que les équipes continuent à arriver. Contente d’avoir fait une jolie course, et en relais, ça donne une autre dimension à notre effort, cette satisfaction partagée comme pour les trophées de  terre d’Oc.

Le classement  nous réserve une belle surprise puisque nous finissons 1ère équipe féminine, en 2h30, 44ème équipe sur 64. Nous arborons fièrement les couleurs  de l’équipe Terre d’Oc sur le podium aux côtés des 3 premières équipes. Et à cet instant je songe que Coubertin disait « l’important c’est de participer » ; j’ai envie de dire « oui mais pas seulement ! ».  Une envie sur le podium : refaire la course l’an prochain et d’ici là Aude,

« je suis partante quand tu veux pour d’autres courses en relais ! ».

Emmanuelle Bertin – en charge du développement durable chez terre d’oc

Terre d’Oc signe la charte de diversité

Terre d’Oc s’engage dans la promotion de la Charte de la Diversité.Nous nous engageons au côté des 3500 signataires à lutter contre les discriminations et à promouvoir la diversité au sein de notre organisation.

 En bref, c’est quoi cette charte et quelle est son but ?
« Signer la Charte de la Diversité c’est acter l’engagement de notre organisation dans une démarche transparente de recrutement en intégrant dans nos effectifs tout candidat issue de la diversité de la société française et faire  du  principe  de  non-discrimination un acte naturel au quotidien dans la vie de l’entreprise quelque soit la couleur de peau, l’âge, le sexe,  l’handicap etc… chacun à sa place dans l’entreprise.

Le but de la charte et de formaliser cet engagement à travers des actions de sensibilisation du personnel, de communications sur nos actions, de formations et d’adaptation des procédures de recrutement. » Cette diversité procure au fil du temps  un enrichissement en termes de cohésion sociale, de diversité culturelle et de valeurs humaines.

 

 

«  La créativité et le génie ne peuvent s’épanouir que dans un milieu qui respecte l’individualité et célèbre la diversité. »   Tom Alexander 

les tissus de Terre d’Oc

Lors de chacun de mes voyages, partout dans le monde, dès que j’ai 5 mn je me précipite sur les marchés pour trouver des tissus, des batiks, des cotonnades, des indiennes, des toiles, des soieries. De toute façon même si je n’ai pas 5 mn je trouve le temps !
De Saigon à Ouagadougou, de Mexico a Delhi, je détourne les échoppes, les bazars, les marchés à la recherche d’un coupon rare. Je reviens toujours les valises pleines de tissus (et de sauces mais ça c’est pour une autre fois !).

Bien sur ce sont les tissus traditionnels qui m’intéressent et donc pas question de manquer les merveilleux tissus hakka à Taiwan. Très populaire dans les années 60, ces motifs floraux chatoyants ont récemment séduit les stylistes et créateurs au point de devenir emblématique de la culture taiwanaise.

A peine arrivée à l’usine, Lili s’empare de ma valise et déballe en toute hâte les coupons et s’apprête à mélanger les matières, les couleurs, les styles pour créer des trousses, des pochons uniques à retrouver dans nos boutiques…

 

Les filles qui courent à Terre d’Oc

12h05, il faut battre le rappel comme tous les mardis, on motive les troupes et on y va !
Coup d’œil à l’extérieur, royal ! grand beau temps comme d’habitude, on va devoir chercher l’ombre des pins et des chênes verts.

Rappel vers les bureaux, qui va courir aujourd’hui ? Aude ? Audrey ? Virginie ?
et Jean Claude
, depuis qu’on a changé le jour d’entrainement, on ne le voit plus beaucoup !
Rapide traversée de l’atelier senteur « Bonjour tout le monde ! »…
pas le temps d’entendre l’écho nous sommes déjà dans le vestiaire.
On s’observe :
– « on met le T.Shirt Terre d’Oc aujourd’hui ? »
– « yes » l’esprit d’équipe ça va nous motiver pour courir !

On saute dans la voiture, musique, on se  met en condition, direction les collines de Provence. En 5 minutes, on y est :  on arrête la voiture toujours au même endroit, chemin de Piebon on a notre parking près du canal et  là , le choix s’impose :
– « Tu veux courir combien de temps ?
– Oh, pas trop j’suis fatiguée..
40 à 45 mins ça va ?
– Oui mais  pas plus »

Manue, Aude, on se concerte, en deux minutes le parcours est fait…
– « et si on est trop crevée, ben on prendra l’autre option »… importante celle-ci pour convaincre que tout est possible, même de renoncer certains jours où la forme n’y est pas.
Aude met en route son chrono  sophistiqué, distance, moyenne, calories tout y est.
Elle nous donnera les résultats à l’arrivée, pour la plupart, on a encore besoin de trouver de la motivation dans le chrono et les calories brulées, vivement le jour où on ira courir pour le plaisir ! A force de trainer dans les collines on connait les coins et les recoins, et on alterne sous-bois, goudron , sentier le long du canal d’arrosage, ça sent bon le pin, les herbes de Provence qui nous griffent les chevilles et Audrey qui n’aime pas les descentes raides….il en faut pour tout le monde.

On transpire, on souffle, on souffre mais on a rien sans mal ! Pas besoin de rappeler  qu’en avril prochain il faudra défendre le trophée des entreprises et associations deVilleneuve gagné avec 5 représentants, pas mal ! et c’est plus la quantité que la qualité qui prime, on est pas des pros… mais la concurrence est là.

Allez, quelques centaines de mètres, le petit groupe s’étire au fil des kilomètres, mais on arrive groupé, c’est le but.
– « alors combien aujourd’hui ? » l’éternelle question…
– « et la moyenne ?
9.5km/heure » nous annonce triomphalement Aude.
Bien super, on se félicite, encore un de fait, pas le temps de trainer, il faut rentrer.

Dans le jardin, les filles nous voient arriver avec nos T.Shirts vert flashy.
Deux, trois remarques toujours positives du style « bravo les filles ».
La douche, on la prend souvent tiède, histoire de baisser la température du corps, et de perdre un peu de rouge aux joues, après ça on se retrouve à la cuisine au compte-goutte. On a moins de scrupule devant l’assiette ces jours-là et déjà, certaines, pas rassasiées de souffrance, parlent de la prochaine sortie, avant mardi prochain…

« Aude ça te dit d’y retourner vendredi ? »

Emmanuelle BERTIN
Chargée du Développement durable chez Terre d’Oc